Pour le prévention des blessures chez les sportifs, le travail de proprioception est un des outils disponibles.

En physiologie, la proprioception désigne l’ensemble des récepteurs, voies et centres nerveux impliqués dans la perception, consciente ou non, de la position relative des parties du corps (Sherrington, 1906 ; Delmas, 1981).

Des capteurs sont présents dans toutes les parties du corps. Ils renseignent le cerveau de façon consciente ou inconsciente.
Les mécanismes inconscients de la proprioception interviennent dans les adaptations rapides : contrôle de la contraction musculaire et de la station debout (équilibre). Les mécanismes conscients sont impliqués dans le sens de la position du corps dans l’espace et de la position de différents segments de membres les uns par rapport aux autres : position et mouvement des articulations, sensations liées a l’activité motrice ainsi que la perception de l’orientation du corps et de ses différents segments. Vous comprenez donc toute son importance pour la prévention des blessures.
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Le terme pliométrie est apparu d’abord dans les écrits se rapportant à la méthodologie de l’entraînement sportif en 1966, dans une publication soviétique (Zanon 1989). La plupart des premiers articles traitaient surtout des sauts en profondeur.

Aussi appelé cycle étirement-raccourcissement, force réactive ou force élastique, il est important de reconnaître la participation celle ci dans toutes les qualités de force et son rôle potentiel dans l’entraînement de d’autres qualités fonctionnelles.

Les exercices considérés pliométriques incluent des mouvements où une phase d’étirement rapide et immédiatement suivie d’une rapide contraction.

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Plusieurs mécanismes sont impliqués dans l’augmentation du niveau de force.

Tout d’abord des facteurs structuraux. C’est-à-dire l’augmentation de la taille (c’est l’hypertrophie) et du nombre de fibres musculaires (c’est l’hyperplasie, phénomène très controversé chez l’homme).

Mais aussi des facteurs nerveux. C’est-à-dire le recrutement et la synchronisation des unités motrices. Prenons une image : deux personnes désirent pousser un minibus en panne. Soit elles trouvent d’autres personnes pour les aider, et ainsi elles augmentent le nombre de personne qui pousse (facteurs structuraux), soit elles synchronisent leurs poussées (facteurs nerveux). Encore mieux, elles peuvent aussi faire les deux!

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L’échauffement a pour objectif de préparer l’athlète à l’entrainement ou une compétition.

On confond depuis longtemps les concepts de développement de l’amplitude articulaire (ROM) et l’échauffement.

Même si la mobilité articulaire est importante pour la prévention des blessures sur le long terme, le travail de mobilité en statique n’est pas utile et peut même être contreproductif.

Un peu de bon sens. Posons-nous quelques questions :

– Un athlète peut-il se préparer à courir ou sauter en restant statique ?

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La Vitesse, sous ses différentes formes, est un facteur important dans la performance athlétique dans la majorité des sports collectifs et de raquettes.

L’entrainement de la vitesse peut se décliner en 3 principaux thèmes :

– La vitesse de réaction

– La création de vitesse

– Le maintien de vitesse

Je vous présente aujourd’hui sur le premier thème, celui de la vitesse de réaction.

Définition

Ce terme défini le temps entre un signal et la première réponse musculaire. D’un point de vue physiologique cela comprend l’excitation des récepteurs, la transmission de l’influx nerveux jusqu’au système nerveux central (SNC), l’élaboration de la réponse motrice au niveau de celui-ci, son acheminement vers le muscle et se termine par l’excitation du muscle et le déclenchement de l’activité mécanique (Zatzyorsky 1980). Autrement dit : la détection du signal, le choix de la réponse et la production du mouvement.

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Course longue.

Cela sonne comme une torture dans l’esprit de nombreux sportifs. Surtout si vous avez vécu ce sentiment de punition qui accompagne ces longues séances de reprise, et parfois même après, à courir longtemps…longtemps…très longtemps…surtout bien trop longtemps à votre gout. Cette méthode a un nom : la course longue.

On l’a souvent présenté comme une étape obligatoire de la préparation physique pour préparer le corps à l’effort, arguant qu’il fallait améliorer la capacité des muscles à capter de l’oxygène. Ceci est vrai. Mais la course longue ne semble plus être la solution la plus efficace…

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