1/ Ne sortez plus jamais sans votre bâton de massage Si votre sport implique la saisie d’un objet (balle, raquette) ou de l’adversaire, il est probable que les douleurs aux avant-bras soient courantes. N’hésitez donc pas à vous auto-masser les avant-bras avant les séances d’entraînement avec un baton de massage : triggerpoint-grid-stk-web2 Surtout avant l’utilisation de barres et haltères. Cela devrait aider à réduire ces douleurs ainsi que les risques de blessures à long terme. 2/ Souvenez vous des ninjas ou des enfants Lorsque vous utilisez des exercices pliométriques avec emphase sur la partie excentrique, l’objectif est d’amortir l’atterrissage. Pour facilement retenir l’idée, chercher à faire comme les ninjas ou les enfants sages : on peut vous voir mais on ne doit pas vous entendre. 3/ La mobilité est N°1 chez les jeunes sportifs Si l’on recherche le développement à long terme, l’objectif N°1 est la mobilité. Un manque de mobilité entraîne trop de compensation dans l’exécution des mouvements fondamentaux. Donc à terme l’intégration de mauvais schémas moteurs. Le manque de mobilité de la chaîne postérieure est très fréquent. Testez cette étirement actif.  ]]>

En deçà, la mobilité du grand dorsal pose problème. Il va limiter la rotation externe et la flexion de l’épaule. Deux choses absolument nécessaires lorsque l’on pratique un sport de lancer si l’on ne veut pas risquer des blessures.   Cette mobilité limitée du grand dorsal est assez fréquente chez les passionnés des tractions (normal, l’exercice sollicite énormément ce muscle). Ainsi, si il y a déjà un manque de mobilité, proposer un exercice comme les tractions va certainement participer à réduire cette mobilité vitale pour le pratiquant des sports de lancer et de raquette, si ce n’est pas surveillé. Ceci sans présager des risques de modification de la posture. Prévention : l’épaule (partie 1) Lorsque l’on pratique un sport de lancer, il n’est pas rare de constater des asymétries. Ainsi, réaliser le test de mobilité du grand dorsal sur une table permet d’observer des différences droite/gauche que l’on n’aurait pas identifiées dans sa version au mur.   Jusqu’à un certain point, présenter un asymétrie n’est pas dangereux. Mais que passe-t-il lorsque l’on réalise un exercice bi-latéral comme les tractions, avec 2 ROM différentes comme identifié dans la vidéo précédente ? L’épaule gauche ne va certainement pas gagner en mobilité en renforçant le grand dorsal… Donc l’épaule droite, limitée dans son amplitude par l’épaule gauche, a toutes les chances de perdre a son tour en mobilité. Si vous pratiquez un sport de lancer ou de raquette, vous avec besoin de cette mobilité en rotation externe et flexion sur votre épaule ! Sauf si vous souhaitez vous blesser…   En absence d’évaluation précise, ne serait-il pas plus raisonnable d’éviter les tractions ? En conclusion, retenez qu’il n’y a pas d’exercice dangereux en soit. Mais des exercices contre-indiqués selon votre profil et votre sport. C’est votre corps, votre santé, votre carrière sportive. Si vous souhaitez bénéficier d’une évaluation fonctionnelle complète, ainsi que d’un programme de réduction des risques de blessures, je vous invite à consulter ma page dédiée : Evaluation fonctionnelle du mouvement]]>

4 informations essentielles : 1/ Les qualités neuromusculaires sont abordées dans un sens large (vitesse sous ses aspects biomécaniques, puissance, force). 2/ C’est principalement la fatigue des joueuses qui dictait la charge d’entraînement. Pour ce faire, une évaluation bi-hebdomaire de la fatigue a été mise en place via questionnaire Hooper et test CMJ. Ceci avec tous leurs écueils (implication, honnêteté, etc). 3/ Je sais, l’échantillon est trop petit pour être significatif ! Mais la réalité de terrain fait que les joueurs/joueuses non sont pas disponibles ou en bonne santé tout le temps ! 4/ Ce mémoire/article a été réalisé sous le tutorat de Claire THOMAS-JUNIUS, Maître de Conférence Université – HDR Université d’Evry Val d’Essonne et sous la supervision de Nicolas JEANSOULE, Maître de Conférence Associé Université d’Evry Val d’Essonne. Au final à travers cette étude/mémoire, j’ai cherché à observer l’effet de mes séances sur la vitesse maximale intermittente obtenue lors d’un 30-15IFT. Je vous propose ici une version enrichie (nous étions limité en nombre de pages) de mon mémoire.   https://drive.google.com/file/d/0B-KLpaM3seb6Z055VnB4d3huR3M/view?usp=sharing  ]]>

Autant le dire tout de suite, j’ai plutôt apprécié le livre. Ceci pour plusieurs raison :   1- On parle bien de mettre l’haltérophilie “au service” de la préparation physique. Pas d’envie de transformer tout le monde en utilisateur unique et exclusif d’un matériel ou d’une méthode : kettlebell, élastique, TRX. L’haltérophilie est un outil, comme ceux précédemment cités.   2- Les auteurs partent du principe que tous les sportifs qui utilisent l’haltérophilie ne disposent pas toujours des pré-requis à la réalisation des mouvements : mobilité et stabilité. Ils proposent donc quelques exercices pour commencer à résoudre ces problèmes.   3- Des progressions sont proposées pour apprendre les exercices. Perso, je pense que c’est à cela que l’on reconnaît quelqu’un qui maîtrise son sujet : il est capable de décortiquer une situation complexe en exercices simples et adaptés au niveau.   4- Des remédiations sont proposées selon les morphologies. Car non, tout le monde n’est pas idéalement fait pour réaliser un arraché depuis le sol.   5- Un guide pour l’intégration des mouvements d’haltérophilie dans le développent à long terme de l’athlète. Idéal, car plus tard, il est parfois difficile de trouver le temps pour enseigner ces mouvements. Bref, plutôt une bonne lecture, que l’on utilise déjà ou pas encore l’haltérophilie pour la préparation physique. Vous pouvez vous procurer « L’haltérophilie au service de la préparation physique et de la performance sportive » directement :

>>ICI<<

Retrouvez mes recommandation de lecture ICI]]>

Question :

“Bonjour,

Je suis actuellement en stage pour mon Master 2 STAPS Entrainement et Réhabilitation chez les Geneva Seahawks (Football Américain) jusqu’à fin juin 2015.

Afin de valider mon master, je dois rédiger un mémoire sur l’entorse de cheville dans le football américain, et recenser les pratiques en vigueur concernant la reprise de l’entrainement d’une cheville ayant subi une entorse, mais aussi les pratiques se rapportant au maintien de l’activité des parties saines du sportif en question.

J’ai effectué beaucoup de recherches sur les éventuels protocoles pouvant exister, mais elles sont restées sans succès car je ne trouve que des protocoles de kinésithérapeutes.

J’ai donc décidé de vous adresser ce message pour savoir si, en tant que préparateur physique, vous accepteriez de me dévoiler les grandes lignes de votre protocole dans le cas d’une entorse de cheville, et ainsi d’être cité dans mon mémoire.

Je vous remercie d’avance.

Bien cordialement,

Ondine AUBERTIN”

Réponse

Bonjour Ondine,

Tout d’abord il est normal de ne trouver que des protocoles de soins de kinésithérapeutes. Tout d’abord, une grosse partie du temps, dégressive certes, est généralement dévolue aux soins. Et seuls les kinés peuvent le faire. Ensuite, il est difficile de situer la frontière entre soins et réathlétisation lorsque le premier se termine et le second débute. C’est un processus qui voit collaborer et se succéder le kiné et le préparateur physique. Ainsi, il est donc utile de connaître ces protocoles et d’échanger avec les personnes qui les mettent en oeuvre. Enfin la réathlétisation est un champ d’expertise assez récent et les productions sont donc limitées.

Le maintien d’activités des parties saines du sportif doit surtout veiller à ne pas le mettre en danger par le choix des exercices. Dans ce cas, la sollicitation du membre sain est même impératif pour réduire la perte de force sur le membre lésé n’étant plus à discuter (Transfert croisé).

Le travail en piscine peut également avoir l’avantage de permettre de décharger l’articulation pour l’exécution d’exercice sur l’amplitude maximale du nomment. A défaut d’avoir un system Alter-G la piscine est d’ailleurs l’option la plus accessible.

Lorsque le feu vert est validé par le kiné pour la reprise du travail en charge, mon approche ne change pas vraiment. Je considère juste que le sportif est alors sédentaire. Je m’oblige alors à repasser par les premières étapes et suivre la même progression d’exercices pour le développement de la force et la puissance musculaire :

Bilatéral → unilatéral

Plan sagittal → Plan frontal

Isolé → polyarticulaire → globaux

Lent → vite

Attendu que la reprise de la marche/course s’associe très souvent d’une reprise du processus d’inflammation, la partie énergétique, quant à elle, dépend des retours des kinés. Tant que le sportif ne peut marcher, la seule solution est de limiter les pertes au niveau central par des sollicitations sur le haut du corps. Vélo stationnaire lorsque cela est possible –> Elliptique et marche ensuite → Course enfin. Mais il n’est pas rare de revenir sur un exercice moins sollicitant pour la cheville.

Pour la partie vitesse et changement de direction, l’idée est la même, c’est-à-dire reprendre depuis le début les compétences :

Isoler → appliquer → intégrer

Linéaire → latéral → multidirectionnel

Simple → complexe → réactive

J’aimerais conclure en point. Tout d’abord, le travail réalisé avec le préparateur physique ne se substitue pas aux soins et qu’il est important de collaborer avec le staff médical. La douleur à toute les chances de réapparaître lors du processus de réathletisation.

Enfin si l’on parle ici uniquement de la cheville, mon approche est la même pour toutes les blessures sur les membres inférieurs. Je dirais même que mon approche est la même tout le temps. Dans beaucoup de sport, le seul moment ou le sportif n’est par blessé quelque part, et n’est pas en réathlétisation au sens large, c’est avant le 1er match de saison. Et encore, je suis généreux !

Un bon programme de réathlétisation doit prendre en compte les douleurs et l’historique des blessures… Et est donc un bon programme… Tout court !

Mais plus que tout, l’important n’est pas d’avoir un protocole,rigide, mais des principes généraux, plus souples. La préparation physique, la réathlétisation en particulier, reste un champ d’expertise qui nécessite le plus d’individualisation possible.

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