Je reçois très régulièrement des e-mails d’étudiants ou de personnes en pleine réflexion sur une réorientation professionnelle, avec la même question : comment faire pour devenir préparateur physique de sportifs de haut-niveau ou pros ? 

Je n’imagine pas une seule seconde être le seul préparateur physique présent sur internet (blog ou réseaux sociaux) à recevoir ce type de message. J’imagine d’ailleurs à peine le nombre bien plus important d’e-mails que doivent recevoir les PP avec plus de réputation tels qu’Olivier Bolliet et Aurelien Broussal-Derval ! 

Je vais, en toute humilité, vous partager et développer un peu la réponse que je fais dans 95% des cas. Je suis encore jeune (36 ans !) et je ne pense pas avoir toute l’expérience et toutes les réponses du monde :  

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Une étude alarmante sur les problèmes de dos chez les jeunes sportifs a été publiée dans le Journal de Traumatologie du Sport en juin dernier. 

CETTE ETUDE porte sur les rachis lombaire chez les jeunes joueurs de rugby de haut niveau. Selon les auteurs, la pratique intensive précoce d’un sport à contraintes rachidiennes comme le rugby (il ne serait être le seul) a incontestablement un effet traumatisant avec une dégénérescence précoce. Il leur semble qu’il est nécessaire de se pencher sur ce problème dès les catégories de moins de 15 ans car les lésions découvertes ont débuté antérieurement. 

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Questions :

Bonjour Xavier,

Je suis actuellement en charge d’une équipe cadet de rugby et je m’occupe plus précisément d’une séance de prépa physique 1 fois par semaine. Si vous avez un avis là-dessus, il m’intéresse.

La séance que je propose n’est pas idéale car j’ai pas mal de contrainte : manque de temps (1h par semaine, pas plus !), manque de place (impossible de faire de la VMA sur la piste ou sur de grande distance sur stade par exemple).

Du coup, comme je l’ai lu dans les ouvrages de Cometti, j’ai opté pour des sprints courts (20m) ainsi que du travail de coordination (haies, échelle, corde à sauter…). Je complète la séance par du travail musculaire : squat, développé-couché, dips, pompes. Chaque jeune a son carnet d’entrainement et chaque exercice est proposé avec plusieurs niveaux (augmentation de charge ou de nombre de répétition en fonction…). Enfin, tout ça ne devrait durer que 2 mois et ensuite, je pensais leur faire des parcours plutôt orientés vers le travail de l’explosivité. D’une part parce que nous sommes en extérieur donc le froid va s’installer; ensuite parce que je ne veux pas créer de routine ni pour leur motivation, ni pour leurs muscles. J’ai envie de les solliciter différemment à chaque fois.

Je pense que mon programme a été pas mal réfléchi mais un avis d’un professionnel me plairait aussi.

Ma réponse :

Bonjour Renald,

Tout d’abord félicitations pour cette approche. Il est possible, et même important, d’apporter un contenu de préparation physique et athlétique dès le plus jeune âge. Il faut juste l’adapter aux besoins des sportifs. Comme la question est assez large, je vais essayer de faire une réponse courte et précise.

Tout d’abord, il faut conserver un contenu de préparation athlétique pendant toute l’année. Les joueurs ne développent pas des qualités physiques à la pratique d’un sport, ils les sollicitent. Dès lors, il faut mettre en place des situations d’entraînement permettant de développer ces qualités physiques. Ensuite, si la préparation physique semble assez importante pour en faire 1h par semaine, je suggérerais d’en faire 2 fois par semaine. Si c’est important, il faut le faire souvent ! Donc, je vous invite à découper votre séance unique de 60 min en 2 séances de 30 min.

Concernant l’entraînement des filières énergétiques, il vous est peut être possible de travailler sur des temps très très courts, et donc des distances réduites. Vous pouvez avoir de bonnes séances comme cela. Les sports en salle (handball, basketball,…) ne disposent pas toujours d’installation extérieures et doivent faire ce travail sur des petits espaces.

L’approche de Cometti est intéressante. Personnellement j’adhère à cette philosophie de qualité vers quantité de qualité et l’inversement de la pyramide classique. C’est d’ailleurs une philosophie très semblable à “l’approche” nord-américaine de la préparation physique que j’affectionne.

Néanmoins, je pense que Cometti ne va pas assez loin dans le principe de qualité. Sprint, pliométrie, et parfois échelle d’appuis, sont déjà dans ce que je nommerais “pratiquer vite”. Avant cela, que j’encadre sur le terrain, en gymnase, en salle de musculation ou à distance, mon premier objectif reste de “pratiquer bien”.

Dans cet esprit, j’aime beaucoup l’approche de Gray Cook et sa pyramide de la performance. Celle-ci place la capacité à “pratiquer bien” comme fondation de la performance.

Ce functional movement pourrait se définir par la capacité à se mouvoir librement, sans restriction. Ainsi, les attitudes, les postures, le gainage, l’amplitude articulaire, l’équilibre, le placement des appuis, savoir sauter, savoir atterrir et le développement de la motricité (espaces avant, arrière et latéraux) sont des axes de travail. Le “pratiquer bien” doit permettre au joueur de répondre au “comment faire pour”. Par expérience, je pense qu’il y a beaucoup à faire sur ces axes dans toutes les catégories !

Le travail de performance physique ne doit venir que dans un second temps. Les entraîneurs veulent souvent passer trop vite vers la performance physique et la compétence technique. C’est dommage car un travail sur les “fondements du mouvement” a des répercutions positives sur la performance et la compétence. Si l’intention des entraîneurs est louable, celle-ci a pour conséquence de faire atteindre aux sportifs plus rapidement un plateau dans leur progression.

Dans le même esprit, vous pouvez proposer un travail de renforcement musculaire toute l’année avec beaucoup de variété. Pour cela il faut réfléchir à une progression dans la difficulté des exercices. Le poids de la barre ou des haltères n’est pas la seule variable à prendre en compte. Il existe beaucoup de variantes des exercices de bases (pousser – tirer – extension – flexion) qui permettent de proposer des exercices sollicitant de plus en plus la stabilité et la proprioception. Donc de développer des qualités musculaires plus facilement transférables vers le geste sportif.

A présent que vous avez choisi des approches pour développer certaines qualités physiques, le plus dur reste à faire ! C’est-à-dire choisir ce qui est important pour votre équipe. Nous entraînons rarement des équipes idéales. Celles où vous avez tous le temps désiré pour la préparation physique à chaque entraînement. Celles où les installations sont accessibles. Celles où vous avez 1h de préparation physique par jour. Celles où l’entraîneur principal vous laisse la liberté totale du contenu de la préparation physique. Ces équipes idéales n’existent pas. Même les équipes professionnelles ou les structures de haut-niveau ne sont pas idéales.

Dans votre cas, comme très souvent dans de nombreuses équipes, le facteur le plus limitant est celui du temps disponible chaque semaine pour la préparation physique. Avec 1h par semaine vous ne pouvez pas développer toutes les qualités physiques nécessaires à la performance au rugby. La préparation physique c’est souvent renoncer. A vouloir tout travailler, vous risquez de ne rien développer en profondeur. Je déconseillerais également de vouloir reproduire chez les jeunes les contenus utilisés chez les adultes.

Se concentrer sur quelques points précis semble le plus efficace. Surtout chez les jeunes, pour lesquels il faut aussi penser au plan de développement sur le long terme. Chaque catégorie d’âge possède généralement ses objectifs prioritaires d’un point de vue technico-tactique. Permettant ainsi aux entraîneurs des catégories supérieures de ne plus revenir sur certaines compétences jugées acquises pendant le formation.

Il convient de respecter la même logique pour la préparation physique. Si vous vous inscrivez dans un esprit de formation, l’objectif doit être de donner aux joueurs les bases, les fondements et les outils pour la suite de leur carrière sportive. C’est une approche déjà adoptée dans de nombreux pays anglo-saxons par un plan de développement à long terme de l’athlète (long term athlete development – LTAD), mettant une croix sur des années d’une philosophie de spécialisation précoce.

Personnellement, avec tous les sportifs que je prépare, j’opte pour une approche progressive, quitte parfois à proposer des exercices d’une simplicité enfantine à première vue, mais quelques fois non maîtrisés (même chez des adultes expérimentés !).

Donc pour résumer : Vous avez raison de porter attention à la préparation physique de vos jeunes. Si cela est vraiment important, il faut en faire régulièrement. Ensuite, il est important que le contenu s’inscrive dans un plan de développement à long terme du jeune athlete. Enfin, proposer des progressions dans la difficulté des situations / exercices est un point clé.

Voilà Renald, j’espère vous avoir donner quelques pistes de réflexions avec ma réponse (pas si courte que ça en fait !).

Bonne continuation.

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1/ Si l’explication est trop compliquée, c’est que la personne ne maîtrise pas le sujet ou cherche à vous enfumer avec des méthodes miracles. Les bons entraîneurs donnent des consignes claires, simples et rapidement applicables. En fait, donner des consignes à chaque répétition d’un exercice serait même nuisible à l’apprentissage des mouvements. En tant que sportif, vous n’avez pas besoin de comprendre l’ensemble de la science derrière ce que vous demande l’entraîneur. L’équation est simple : plus l’entraîneur parle, moins vous pratiquez l’exercice. Plus vous pratiquez l’exercice, puis votre compétence augmente. Plus la vitesse d’exécution est rapide, plus cela est vrai ! La vitesse multidirectionnelle en est le plus bel exemple ! vitesse-handball   2/ Comment la réduction des risques de blessures à l’entraînement et en compétition ne peut pas être l’objectif n°1 ? Le contenu de préparation physique n’est pas l’objectif final. Même s’il résulte toujours un certain inconfort lors de l’entraînement, si vous avez mal, ne faites pas l’exercice. Il y a une nette différence en douleur et inconfort. L’objectif final est la compétition. Mettre en place une stratégie de réduction des risques de blessures ne changer par radicalement le programme d’entrainement et de préparation physique. Mais il impose de mesurer le rapport risques/bénéfices et pose la question du chemin choisit pour arriver aux objectifs que vous avez fixés. https://youtu.be/AotC9XzCx7c 3/ Nombre de sportifs expérimentés ET blessés, expliquent « avoir fait n’importe quoi étant jeune » Il n’y a pas plus fort témoignage de l’importance d’une approche à long terme dans le développement des qualités physiques et dans la réduction des risques de blessures. Etes-vous certain de vouloir commencer la musculation avec un mouvement comme celui-ci : squat genou valgus   4/ Le squat goblet devrait être le tout premier exercice utilisé pour le renforcement des membres inférieurs. Le squat goblet permet de corriger avec peu de consignes le placement du dos et le comportement des genoux sur le schéma d’accroupissement (squat). Le poids en avant du corps aide à conserver l’alignement du dos. Descendre les coudes à l’intérieur des genoux empêche le valgum des genoux. Pas besoin de beaucoup de coaching ou de matériel. https://www.youtube.com/watch?v=awcJbYZUABY]]>

Outre-Atlantique, cela fait des années que des programmes d’entraînement et de préparation physique à l’intention des jeunes sportifs (collège et lycée) se sont développés dans des structures privées externes aux équipes. En France, tous les acteurs du monde sportif peuvent constater que ce secteur est en plein développement. L’offre de préparateurs physiques et de coachs sportifs pour les jeunes, parfois très jeunes (dès 11 ans), est en expansion. Avec un recrutement de plus en plus jeune, certains parents pensent donner toutes les chances à leur enfant en faisant appel à un professionnel des qualités physiques. Je suis un père moi aussi et je dois bien avouer que je trouve la démarche légitime. Mais je suis aussi un préparateur physique depuis plus de 10 ans avec une expérience du parcours d’excellence sportive, anciennement appelée filière d’accès au haut-niveau, dans 3 structures et dans 2 sports différents, et j’échange régulièrement avec d’autres préparateurs physiques qui interviennent auprès des jeunes sportifs dans différents sports. C’est pourquoi, si vous êtes parent d’un jeune sportif et pensez faire appel à un préparateur physique pour votre enfant, je pense pouvoir vous aider dans votre réflexion. Baby-Sport   Le constat ? Allons directement aux faits : les jeunes français pratiquent de moins en moins d’activité physique et sportive. Certains préparateurs physiques, entraîneurs et professeurs d’EPS qui ont l’opportunité de rester sur les mêmes structures, club et pôle, pendant 10 ans vous parleront de régression. Impossible d’en vouloir aux professeurs des écoles et aux enseignants d’éducation physique et sportive (EPS). Leur rôle n’est pas de faire émerger les futurs athlètes de haut-niveau et on leur demande déjà beaucoup dans l’école actuelle. De plus ce n’est pas avez le maigre temps dévolu aux activités physique et sportives qu’il peuvent faire quelques chose. Dans les clubs, tout d’abord, le temps d’entraînement dédié au développement des compétences physiques est ridicule, à quelques exception prêt (sport et club). 15 jours de physique (hum hum !) lors de la reprise, des pompes en punition pendant l’entraînement et des “suicides” (super nom pour un exercice) en fin de séance, quand il y a le temps. Les entraîneurs de jeunes ne sont pas formés pour prendre en charge de développement athlétique des jeunes sportifs. De surcroît, les entraîneurs sur les catégories de jeunes sont souvent les débutants, et donc inexpérimentés. Enfin, combien de clubs bénéficient de l’apport d’un préparateur physique pour les plus jeunes ? Au moins pour la planification à long terme des compétences physiques en coordination avec la planification à long terme de compétences technico-tactique. Réponse : une extrême rareté. Ensuite, les enfants veulent jouer, les dirigeants veulent des licenciés, donc l’entraîneur est tenté de faire beaucoup de situations de jeu correspondant à la compétition. Il n’y a pas tant de temps que cela pour préparer une équipe à la saison. Parfois les dirigeants veulent aussi des résultats. Je connais un entraîneur de basket auquel on a reproché le manque de résultats… En U11 (poussins). Impossible d’en vouloir à grand monde. Plus le club a de licenciés et de résultats, plus le club aura de reconnaissance et de soutien des partenaires publics et privés. Pas de jugement de valeur ici, mais juste un constat sur le fonctionnement du système pour nos jeunes sportifs. Ce fonctionnement arrive t-il à former des bons sportifs et des adultes en bonne santé ? Ce fonctionnement est-il suffisant ? Je répondrais globalement que non. Sinon certaines fédérations/clubs ne proposeraient pas un programme de préparation physique l’année AVANT l’entrée en pôle ou en centre de formation et de réaliser en plus des entraînements avec le club. Sinon certains préparateurs physiques ne seraient pas obligés de revoir à la baisse leurs exigences lors des arrivées en pôle ou lors de la montée dans la catégorie d’âge supérieure.   Ok. Le constat est là, mais moi parent, je fais quoi pour mon enfant ?   La première option est de lui faire pratiquer différentes activités physiques.   La spécialisation dans un sport ne devrait commencer qu’à partir de 14 ans environ. Il n’y a pas d’intérêt avant. Au contraire. La pratique intensive d’un sport, pendant toute l’année, et l’exposition accrue à la compétition dans celui-ci augmenteraient le risque de blessure chez les adolescents (Olsen 2006). Il est même bénéfique pour les jeunes sportifs d’être exposés à un grand nombre d’activités physiques.   https://www.youtube.com/watch?v=K_rZiYuDmZU   Autrement dit, vous pouvez réduire les risques pour la santé de votre enfant et conserver son potentiel, et sa motivation, lorsque sera venu le temps de se spécialiser dans un sport en particulier. Le choix d’un sport très différent est préférable.   Option 2 : demander de l’aide   Comme je vous le disais précédemment, en tant que père et professionnel de la préparation physique, je ne peux pas vous jeter la pierre si vous souhaitez faire appel à un préparateur physique pour accompagner votre enfant et compléter le travail réalisé avec le club. Laissez-moi donc vous donner quelques conseils pour bien choisir la personne à qui confier votre enfant.   1/ Soyez regardant sur les diplômes, la formation et l’expérience. Le savoir faire n’est pas le savoir enseigner. Une expérience de joueur, même à haut-niveau, n’est pas une garantie. Pensez aux enseignants : même s’ils excellent dans leur matière, ils sont aussi formés à la pédagogie.   2/ S’il est sur les réseaux sociaux, regardez comment il se comporte et communique. Voulez-vous de cet adulte en relation avec votre enfant ? Quelle image donne-t-il du monde sportif ? Donne-t-il un exemple à suivre ?   3/ Si vous échangez avec lui, s’informe-t-il du planning des entraînements ET de l’organisation scolaire ? Je suis intervenu pendant plusieurs années auprès de sportifs avec entraînements quotidiens (voir biquotidiens). Le problème n’est pas le manque de temps. Le problème est un manque d’organisation. Soyez attentifs s’il ne parle que de ses entraînements et pas de l’intégration au planning global.   4/ Vérifiez qu’il maîtrise le modèle de développement à long terme de l’athlète. Le modèle de Développement à Long Terme de l’Athlète (DLTA) est un modèle de développement en sept stades, intégrant l’entraînement, la compétition et la récupération. Il donne des recommandations sur les périodes les plus propices au développement de certaines habilités, compétences et qualités physiques. Il donne une hiérarchisation d’étapes et de pré-requis sur une formation à long terme. Application concrète : une des fenêtres optimales pour le développement de la vitesse chez les adolescent est 13-16 ans, fuyez si celui-ci vous parle que de développer la vitesse spécifique pour votre fils de 11ans. modele-DLTA   5/ Appréciez si son travail s’inscrit dans un développement à long terme de votre enfant. Notamment par son intérêt pour les compétences physiques fondamentales, et non pas les compétences spécifiques. Plus l’enfant est jeune, plus l’objectif doit être la maîtrise des compétences fondamentales.   pyramide entrainement   Application concrète : méfiance s’il ne vous parle que de spécifique, d’exercices avec ballons.   6/ Préférez les séances semi-privées ou en petits groupes. Il n’y a aucun intérêt aux séances individuelles ou de coaching personnel. Avoir quelqu’un derrière vous constamment n’est pas la garantie de mieux apprendre l’exécution correcte des exercices. Le développement de l’autonomie et de la responsabilité, ainsi que l’appropriation du processus d’entraînement “hors-terrain” ou en dehors du sport pratiqué fait partie de la formation du jeune sportif. Ne payez pas quelqu’un pour compter les répétitions, hurler pour “motiver”, dire “c’est bien” et donner la gourde d’eau. Un bon préparateur physique, un bon coach en général, donne des consignes claires, précises et concises. Ce n’est pas un spectacle.   7/ Méfiez-vous s’il y a des tests physiques d’entrée ou de sélection. Veillez alors à ce que le contenu des séances avec votre enfant s’inscrit bien dans le DLTA, et non pas dans la recherche de performance sur ces tests. C’est bien la capacité de votre enfant à pratiquer un sport qui est recherchée. Les qualités physiques sont en soutien. Donc l’objectif n’est pas de faire telle performance sur tel test. Votre enfant n’est pas un “poulain” à partir duquel on peut se faire une réputation de préparateur physique. De plus une telle approche peut rapidement mener à des mauvais et dangereux choix d’exercices et de méthodes. Si tout est fait correctement selon le DLTA, les performances physiques de votre enfant s’amélioreront, mais ce n’est pas l’objectif principal. L’objectif principal est de développer les bonnes compétences physiques, au bon âge, pour une pratique sportive au plus haut-niveau possible le plus longtemps possible.   8/ Le meilleur pour la fin : la phrase de vente « vous avez AB-SO-LU-MENT besoin d’un préparateur physique personnel pour que votre enfant de 12 ans arrive au plus haut-niveau. Ce n’est pas possible sans ». Vous avez affaire à un commercial, pas un professionnel de l’entrainement. Plus d’entrainement n’est pas mieux. Un meilleur entrainement est mieux.   J’espère que ces quelques lignes pourront vous aider si vous êtes parent d’un jeune sportif et que vous souhaitez l’aider.]]>

1/ Ne sortez plus jamais sans votre bâton de massage Si votre sport implique la saisie d’un objet (balle, raquette) ou de l’adversaire, il est probable que les douleurs aux avant-bras soient courantes. N’hésitez donc pas à vous auto-masser les avant-bras avant les séances d’entraînement avec un baton de massage : triggerpoint-grid-stk-web2 Surtout avant l’utilisation de barres et haltères. Cela devrait aider à réduire ces douleurs ainsi que les risques de blessures à long terme. 2/ Souvenez vous des ninjas ou des enfants Lorsque vous utilisez des exercices pliométriques avec emphase sur la partie excentrique, l’objectif est d’amortir l’atterrissage. Pour facilement retenir l’idée, chercher à faire comme les ninjas ou les enfants sages : on peut vous voir mais on ne doit pas vous entendre. 3/ La mobilité est N°1 chez les jeunes sportifs Si l’on recherche le développement à long terme, l’objectif N°1 est la mobilité. Un manque de mobilité entraîne trop de compensation dans l’exécution des mouvements fondamentaux. Donc à terme l’intégration de mauvais schémas moteurs. Le manque de mobilité de la chaîne postérieure est très fréquent. Testez cette étirement actif.  ]]>

Le développement des qualités énergétiques et le développement à long terme de l’athlète sont des thèmes largement documentés. Cependant ces sujets n’ont reçu qu’une attention limitée lorsqu’ils ont été mis en commun.

En effet, l’intérêt pour la performance des qualités énergétiques développées, notamment aérobie, n’est plus à démontrer chez les joueurs de sports collectifs.

De même, une planification à long terme des compétences physiques nécessaires au bon développement des jeunes sportifs n’est plus remise en cause. C’est la base du modèle de Développement à long terme de l’athlète (DLTA).

C’est pourquoi une récente étude sur le développement des qualités énergétiques chez les jeunes joueurs de sports collectifs devrait intéresser entraîneurs, préparateurs physique et parents !

Ses résultats nous donne 4 points clés à retenir sur ce sujet :

1/ Développement continu

Le modèle générique du DLTA est constitué de sept stades :

Stade 1 : Enfant actif (0-6 ans)

Stade 2 : S’amuser grâce au sport (filles 6-8, garçons 6-9) Lire la suite

musculation-entrainement-preparation-physique-jeunesLe modèle de Développement à Long Terme de l’Athlète (DLTA) est un modèle de développement en sept stades, intégrant l’entraînement, la compétition et la récupération.

Il donne des recommandations sur les périodes les plus propices au développement de certaines habilités, compétences et qualités physiques.

La grande question qui revient souvent concerne le développement de la force : quand peut-on débuter le renforcement musculaire ? La musculation avec charge ? Cela ralentit-il la croissance ?

Vous trouverez quelques éléments de réponse dans cet article du site SuperPhysique, très orienté musculation en tant que SPORT.

Mais parlons plutôt du développement de la FORCE, pour un autre SPORT.

La période optimale pour l’entraînement de la force est après le pic de croissance rapide. Soit environ après 15 ans chez les filles et après 17 ans chez les garçons.

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Le Développement à Long Terme de l’Athlète (DLTA) est une approche systémique de l’entrainement qui a pour objectif de maximiser le potentiel du participant et son implication dans des activités physiques tout le long de la vie. C’est un outil pour la performance sportive et la santé à long terme.

Un programme de développement suivant les principes de croissance et de maturation, tout spécialement au cours des premières années de l’enfant, est critique pour le développement de celui-ci.

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Troisième édition de la table ronde de l’entraînement à la performance (retrouvez la première édition ICI et la seconde ICI).

Cette nouvelle édition aborde les aspects de préparation physique pour les sportifs de grande taille (type basketball), le développement à long terme de l’athlète, la capacité à répéter les efforts explosifs et l’entraînement pendant la saison.

Simon Deschênes de Simer Performance (Québec), Stevy Farçy  (lire son blog dédié à l’entraînement en basketball (France)) et moi-même répondons aux questions de Xavier Roy.

Toujours du très bon contenu !

A LIRE : Troisième édition de la table ronde de l’entraînement sur XR Performance

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