Comment revenir d’une commotion ?

vous avez une très bonne maîtrise des sciences du sport en anglais (physiologie,anatomie, biomécanique), je vous invite à le visionner (partie 1partie 2partie 3partie 4). Sinon, je vous propose un bilan de ces connaissances récentes sur les commotions. Constat Dans beaucoup de sports (hockey sur glace, football américain) on constate une augmentation des commotions chez les joueurs professionnels (NHL, NFL). Sur ce point, il convient tout d’abord de se réjouir de l’amélioration de la détection de symptômes liés aux commotions. Ainsi, il est probable que, par le passé, nous ne détections pas toutes les commotions. Enfin, il reste à se poser la question de savoir si les athlètes, au plus au niveau, n’ont pas dépassé, athlétiquement, les limites de ces sports tels qu’ils sont joués par la population générale (gabarit, vitesse, surface de jeu). Certaines ligues ont alors fait le choix de répondre à cette problématique par des modifications de règles et des sanctions. Les symptômes – Mal de tête ou pression dans la tête – Perte de conscience temporaire – Amnesie autour du trauma – Vertiges ou vision étoilée – Oreilles qui sonnent – Nausée ou vomissement – Difficulté à s’exprimer – Fatigue – Troubles du sommeil – Problème à se concentrer – Irritabilité – Sensibilité à la lumière – Troubles du goût et de l’odorat – Etat psychologique dépressif Rien de très amusant, n’est-ce pas ! Reconnaître très rapidement ces signes est très important. Dans le doute, SORTIR du terrain. Le plus grave serait de subir un syndrome du second impact. Celui-ci survient majoritairement (75 à 92%) dans la période de 7 à 10 jours suivant le trauma initial. Protocole de retour à la compétition 80 à 90 % du temps en 7 à 10 jours. Mais il est indispensable de suivre un protocole de retour qui permet de s’assurer du retour à pleine capacité physique et en pleine confiance (tant pour le joueur que pour l’encadrement). 6 étapes sont recommandées dans ce protocole de retour à la compétition. Etape 1 – Aucune activité physique Tant que les signes de commotion sont présents. Etape 2 – Activité aérobie légère Lorsque les signes ont disparu, une légère activité aérobie est recommandée. La solution d’un vélo stationnaire est préférable pour prévenir d’une perte de connaissance ou d’équilibre. Etape 3 –   Activité sportive spécifique Test sur des compétences sportives sans incertitude et opposition : courir, lancer, sauter, tirer… Etape 4 – Opposition sans contact Activité beaucoup plus complexe pour le cerveau en raison du traitement de l’information, du placement et de l’orientation dans l’espace. Etape 5 – Entraînement sans restriction Possibilité de participer à l’ensemble de l’entraînement. Etape 6 – Retour au jeu. Si les symptômes présentés précédemment venaient à réapparaître, revenir à l’étape précédente. Si aucun symptôme ne réapparaît, vous pouvez progressivement passer à l’étape suivante. Vous noterez que ces informations s’adressent aux joueurs pour comprendre la démarche de l’encadrement sportif et médical lors de commotion cérébrale. Mais également aux entraîneurs pour les sensibiliser à l’importance de définir un protocole avec les préparateurs physiques et le staff médical. Vous noterez également que ces informations ne seraient se soustraire à aucun moment à un diagnostique médical suite à un trauma ou à l’apparition des symptômes de commotion cérébrale après une compétition.]]>

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